Utilisé dans des milieux différents, le même mot désigne des réalités bien distinctes, voire disparates. Par exemple :
il est identifié exclusivement aux médias (ce qui contribue à la sous-estimation de la communication hors-média) ;
il est utilisé pour désigner le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ;
en sciences dures, la communication concerne les ingénieurs en télécoms, son sens est ainsi très lié à la théorie de l’information, aux réseaux de données, etc. ;
les entreprises utilisent des « politiques de communication » pour gérer leur image à l’extérieur, et la « communication interne » vise notamment à promouvoir l’adhésion des salariés aux valeurs et objectifs de l’entreprise (diffusion de la « culture » de l’entreprise), et à faciliter le travail en commun ;
des consultants en communication, comme le note Philippe Breton, « vendent à prix d’or des conseils directement recopiés dans…Cicéron » ;
les chercheurs en psychologie, sociologie ou ethnologie, étudient la communication dans sa dimension « interpersonnelle ». Géographes et urbanistes parlent eux des « voies de communication » pour le transport physique des personnes
pour le commun des mortels, « communiquer » veut simplement dire « s’adresser à son voisin », tandis que « la Communication » se réduit aux messages publicitaires et aux discours politiques.
« L’imprécision notable du terme de communication confère en fait à cette notion une très grande souplesse, pour ne pas dire un certain opportunisme, qui rend possible sa pénétration dans tous les domaines concernés. » (Philippe Breton, 1997)








