Communication comme activité de compréhension

« La seule manière d’éviter de réduire la communication à l’une de ses composantes (la technologie, la persuasion) est de faire de la communication une activité de compréhension. […] [Ceci] souligne trois éléments essentiels à nos yeux.

Premièrement, l’altérité est l’horizon indépassable de la communication. C’est par la communication, la relation aux autres, que se construit l’identité, nous l’avons évoqué.

Deuxièmement, la communication est interprétation. Le sens n’est pas donné une fois pour toute par le signe. Chacun, en fonction de ses expériences, de sa culture, de son statut social, etc., attribue des significations différentes à un même message (linguistique ou non). En d’autres termes, ce que l’on veut signifier n’est jamais […] exactement ce que l’autre comprend. La communication ne permet pas la compréhension totale et réciproque, elle peut, parfois, réduire l’incompréhension. La communication ne met pas fin à l’incompréhension, elle s’en nourrit. La communication n’est pas une solution, c’est un problème de construction du sens. »

DACHEUX Eric, (2006), Comprendre les problèmes de communication de l’économie solidaire. (Texte inspiré par les débats du colloque « Communication et utopie : promouvoir l’économie solidaire », Roanne, juin, 2006) p.11-12.
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